titre
               
            logo mae
               
Dossiers liens contact lien vers le site de la mae
               
   
 
Coopération parents/enseignants
Journées de rencontres et d'échanges
 
La sécurité à l'école
Le suivi de accidents scolaires
L'Éducation à la sécurité : l'affaire de tous
L'apprentissage des gestes de premier secours
 
L'école et les médias
Les jeunes et les médias
Le CLEMI
La semaine de la presse à l'école
 
L'école et la citoyenneté
Le travail des enfants aujourd'hui
La coopération à l'école : l'avenir citoyen
Les conseils d'enfants et des jeunes
Enseignants/Parents : l'avenir ensemble
Les oubliés de l'école en France
 
L'école et les transports
L'école loin de la maison
Les transports scolaires dans le monde.
L'ANATEEP
Les BETECS
Le CNT
En Guyane le transport scolaire devient galère
 
La santé à l'école
L'ergothérapie, une discipline à connaître
Conduites à risques : jeux dangereux
 
L'école à quel rythme ?
Les rythmes scolaires : que disent les textes ?
Le sommeil en question
Déplacements et rythmes de vie
 
L'école autrement
L'école à l'hôpital
L'école en prison
L'école à distance
L'école à horaires aménagés musicales
 
 
 
 
  L'ÉCOLE AUTREMENT
  LES CLASSES À HORAIRES AMÉNAGÉS MUSICALES
Envisager une carrière de musicien professionnel nécessite de commencer tôt les études musicales.
 
Bien sûr, la passion des élèves, même les plus jeunes, ne peut en aucun cas s’accommoder d’un emploi du temps scolaire « classique ».

Dès le plus jeune âge, l’enfant peut se former dans un conservatoire municipal qui lui permet de bénéficier d’horaires aménagés dès l’école élémentaire.

La Circulaire du 2 août 2002 vient remplacer les circulaires de 1984 et de 1986 et définit les principes pour les classes à horaires aménagés musicales dans les écoles élémentaires et les collèges.
 
LE CADRE LÉGAL
Au niveau du premier degré, l’implantation des classes musicales s’inscrit dans « la procédure normale d’examen de la carte scolaire, qui est soumise à l’avis du directeur régional des affaires culturelles, du comité technique paritaire départemental et du conseil départemental de l’Éducation nationale ». La création d’une classe musicale doit aussi se prévoir «dans une école comprenant au moins 10 classes (…), en tenant compte de l’intérêt que porte l’équipe éducative à leur fonctionnement. »

Il est intéressant de savoir que ces classes musicales sont ouvertes à partir du CE1. Ainsi, c’est à l’issue de l’année de CP que les parents peuvent solliciter l’entrée de leur enfant dans ce type de classe.

Depuis leur création en 1966 et leur reconnaissance en 1978 par le Conseil d’État, les CNR (Conservatoires Nationaux de Région) sont habilités à dispenser la formation musicale et scolaire. C’est pourquoi un élève qui souhaite intégrer une classe musicale doit faire acte de candidature simultanément auprès du CNR et de l’établissement dont il dépend. Un test d’admissibilité est généralement organisé par chaque CNR en juin. L’arrêté du 31 juillet 2002 précise qu’il existe également d’autres filières reconnues, comme « les écoles nationales de musique, les écoles municipales agréés gérées par les collectivités territoriales, ainsi que les institutions ou associations ayant passé une convention avec le ministère chargé de la culture. »

Les élèves retenus seront ensuite présentés à la commission de concertation Établissement/Conservatoire. Cette commission, présidée par l’inspecteur d’académie pour le premier degré ou le recteur pour le second degré, examine donc les demandes d’admission en tenant compte de la motivation des élèves et de leurs résultats aux tests.
 
L’ORGANISATION DES ÉTUDES
La circulaire du 2/08/02 réglemente également les contenus et les horaires de ces classes musicales. Il faut savoir qu’il existe deux types de classes musicales, celles à dominante instrumentale et celles à dominante vocale. Dans les deux cas, les horaires d’enseignement sont précisés pour ne pas dépasser par exemple, 5 heures hebdomadaires en CE1-CE2 ou 6 h 30 en 6ème. Que ce soit au niveau de l’école élémentaire ou du collège, les allégements d’horaires prévus par les textes ne doivent en aucun cas amener à supprimer une discipline figurant au programme. Il s’agit donc de répartir ces heures sur plusieurs disciplines. En classe de 6ème par exemple, l’allégement de l’enseignement général devra être au maximum de 4 heures. Les contenus des cours, spécifiques au domaine choisi, sont précisément définis : pour les classes musicales à dominante instrumentale, ils seront répartis entre Éducation musicale générale et technique, Pratique collective vocale et instrumentale et Formation instrumentale en petit groupe.
 
QUELS DÉBOUCHÉS ?
Les élèves qui commencent ce type d’études doivent avoir une motivation sans faille. Le soutien des parents est déterminant pour que leurs enfants puissent mener de front une scolarité normale et des études musicales très exigeantes. Les candidats qui se présentent pour suivre cette formation sont de plus en plus nombreux, mais le nombre de places est restreint : « pour 300 demandes annuelles, nous n’offrons que 20 places en sixième » confie un Principal de Collège.

Arrivé au lycée, le jeune qui a opté pour cette voie continuera à bénéficier d’horaires aménagés tout en préparant un baccalauréat général ou technologique F 11, technique de la musique et de la danse, le bac par excellence des élèves musiciens.

Ensuite, avec ce bac F 11 notamment, les filières les plus souvent abordées sont : la musicologie à la Sorbonne, Villetaneuse ou Vincennes, le professorat par deux concours nationaux (Diplôme d’Etat ou Certificat d’aptitude), documentaliste spécialisé, édition musicale, prise de son, radio, droit international appliqué à la musique…, sans oublier bien sûr les instrumentistes, les solistes, les chefs de pupitre ou les musiciens de rang. Il faut savoir que parallèlement au monde des orchestres permanents, très organisés et structurés, s’est développé un monde de l’intermittence où évoluent nombre de passionnés. Mais ce sont des métiers où les carrières sont souvent chaotiques… et le fait d’avoir pu suivre un enseignement général jusqu’à un bon niveau permettra sans doute de rassurer les plus angoissés, qu’ils soient parents ou étudiants.
S.A.U n°111 - mars 2003