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LES CLASSES À HORAIRES
AMÉNAGÉS MUSICALES |
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| Envisager une carrière de musicien
professionnel nécessite de commencer tôt
les études musicales. |
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Bien sûr, la passion des élèves,
même
les plus jeunes, ne peut en aucun cas s’accommoder
d’un emploi du temps scolaire « classique
».
Dès le plus jeune âge, l’enfant peut
se former dans un conservatoire municipal qui lui permet
de bénéficier d’horaires aménagés
dès l’école élémentaire.
La Circulaire du 2 août
2002 vient remplacer les circulaires de
1984 et de 1986 et définit les principes
pour les classes à
horaires aménagés musicales dans les écoles
élémentaires et les collèges. |
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| LE CADRE LÉGAL |
Au niveau du premier degré, l’implantation
des classes musicales s’inscrit dans « la procédure
normale d’examen de la carte scolaire, qui est soumise à l’avis
du directeur régional des affaires culturelles,
du comité technique paritaire départemental
et du conseil départemental de l’Éducation
nationale ». La création d’une classe
musicale doit aussi se prévoir
«dans une école comprenant au moins 10 classes
(…), en tenant compte de l’intérêt
que porte l’équipe éducative à
leur fonctionnement. »
Il est intéressant de savoir que ces classes musicales
sont ouvertes à partir du CE1. Ainsi, c’est
à l’issue de l’année de CP que
les parents peuvent solliciter l’entrée de
leur enfant dans ce type de classe.
Depuis leur création en 1966 et leur reconnaissance
en 1978 par le Conseil d’État, les CNR (Conservatoires
Nationaux de Région) sont habilités à
dispenser la formation musicale et scolaire. C’est
pourquoi un élève qui souhaite intégrer
une classe musicale doit faire acte de candidature simultanément
auprès du CNR et de l’établissement
dont il dépend. Un test d’admissibilité
est généralement organisé par chaque
CNR en juin. L’arrêté
du 31 juillet 2002 précise qu’il
existe
également d’autres filières reconnues,
comme « les écoles nationales de musique,
les écoles municipales agréés gérées
par les collectivités territoriales, ainsi que les
institutions ou associations ayant passé une convention
avec le ministère chargé de la culture. »
Les élèves retenus seront ensuite présentés
à la commission de concertation Établissement/Conservatoire.
Cette commission, présidée par l’inspecteur
d’académie pour le premier degré ou
le recteur pour le second degré, examine donc les
demandes d’admission en tenant compte de la motivation
des élèves et de leurs résultats aux
tests. |
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| L’ORGANISATION
DES ÉTUDES |
| La circulaire du 2/08/02 réglemente également
les contenus et les horaires de ces classes musicales.
Il faut savoir qu’il existe deux types de classes
musicales, celles à
dominante instrumentale et celles à dominante vocale.
Dans les deux cas, les horaires d’enseignement sont
précisés pour ne pas dépasser par
exemple, 5 heures hebdomadaires en CE1-CE2 ou 6 h 30 en
6ème. Que ce soit au niveau de l’école
élémentaire ou du collège, les allégements
d’horaires prévus par les textes ne doivent
en aucun cas amener à supprimer une discipline figurant
au programme. Il s’agit donc de répartir ces
heures sur plusieurs disciplines. En classe de 6ème
par exemple, l’allégement de l’enseignement
général devra être au maximum de 4
heures. Les contenus des cours, spécifiques au domaine
choisi, sont précisément définis :
pour les classes musicales à dominante instrumentale,
ils seront répartis entre Éducation musicale
générale et technique, Pratique collective
vocale et instrumentale et Formation instrumentale en petit
groupe. |
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| QUELS DÉBOUCHÉS
? |
Les élèves qui commencent ce type d’études
doivent avoir une motivation sans faille. Le soutien des
parents est déterminant pour que leurs enfants puissent
mener de front une scolarité normale et des études
musicales très exigeantes. Les candidats qui se
présentent pour suivre cette formation sont de plus
en plus nombreux, mais le nombre de places est restreint
: « pour 300 demandes annuelles, nous n’offrons
que 20 places en sixième »
confie un Principal de Collège.
Arrivé au lycée, le jeune qui a opté
pour cette voie continuera à bénéficier
d’horaires aménagés tout en préparant
un baccalauréat général ou technologique
F 11, technique de la musique et de la danse, le bac par
excellence des élèves musiciens.
Ensuite, avec ce bac F 11 notamment, les filières
les plus souvent abordées sont : la musicologie
à la Sorbonne, Villetaneuse ou Vincennes, le professorat
par deux concours nationaux (Diplôme d’Etat
ou Certificat d’aptitude), documentaliste spécialisé,
édition musicale, prise de son, radio, droit international
appliqué à la musique…, sans oublier
bien sûr les instrumentistes, les solistes, les chefs
de pupitre ou les musiciens de rang. Il faut savoir que
parallèlement au monde des orchestres permanents,
très organisés et structurés, s’est
développé un monde de l’intermittence
où évoluent nombre de passionnés.
Mais ce sont des métiers où les carrières
sont souvent chaotiques… et le fait d’avoir
pu suivre un enseignement général jusqu’à
un bon niveau permettra sans doute de rassurer les plus
angoissés, qu’ils soient parents ou étudiants. |
| S.A.U n°111 - mars 2003 |
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