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DÉPLACEMENTS ET RYTHMES DE
VIE |
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| Aller
à l’école, au collège,
au lycée, partir pour les sorties
scolaires, se rendre aux cours de sports,
de musique, à la bibliothèque
ou chez les « copains »
de classe…, les enfants d’aujourd’hui
multiplient leurs déplacements.
Les distances parcourues sont parfois
longues et les parents doivent être
conscients de la fatigue engendrée
et des risques encourus par ces déplacements. |
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| Un peu d'histoire |
| Comme l’a souligné une récente
étude de l’Observatoire
de l’Enfance en France (L’école
loin de la maison), « on oublie trop souvent qu’il
n’y a pas si longtemps, l’enseignement se dispensait,
pour beaucoup, loin de la maison. Ainsi existe-t-il des
personnes encore bien vivantes qui, au cœur des campagnes,
ont dû, entre six et quatorze ans, parcourir
à pied, deux fois par jour, 5 ou 6 kilomètres,
à travers bois parfois, par tous les temps, pour
satisfaire l’obligation scolaire. Et pour les plus
socialement favorisés, c’est-à-dire
ceux qui, infiniment moins nombreux, fréquentaient,
l’enseignement secondaire, l’éloignement
du collège ou du lycée était souvent
tel que l’internat s’imposait dans la majorité
des cas. » |
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| Et aujourd'hui ? |
| D’après l’Observatoire de l’Enfance,
plus d’un demi-siècle après, tout ou
presque a changé, parfois radicalement : prolongation
de l’obligation scolaire, unification du système,
massification de l’enseignement secondaire, mais
aussi baisse démographique dans les campagnes, nouveaux
enjeux sociaux et éducatifs dans les zones péri-urbaines
ou encore transformation des modes de vie. Pourtant, l’école,
le collège et le lycée restent souvent éloignés
du domicile familial, parfois même le deviennent
de plus en plus. Ainsi un élève sur trois
doit-il être transporté quotidiennement de
la maison à son lieu d’étude tandis
que dans le même temps, près d’un élève
sur 20 a recours à l'internat. |
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| Le transport scolaire |
C’est au cours des années soixante que
le transport scolaire s’est imposé car en
dépit de l’extraordinaire multiplication des établissements
scolaires (en 1966, on a inauguré
un CES par jour), il n’a pas été possible
d’éviter un déplacement quotidien important
pour un grand nombre de nouveaux collégiens.
Depuis les lois de décentralisation de 1982, ce
sont les départements qui ont la responsabilité
d’organiser les transports scolaires.
En 2000/2001, sur 14 392 200 élèves scolarisés
dans l’ensemble des écoles, des collèges
et des lycées métropolitains, 30,5 % ont
été transportés. Le transport scolaire
allonge incontestablement la durée de la journée
scolaire des collégiens et lycéens ruraux,
un facteur dont il faut tenir compte pour les rythmes de
vie de l’enfant. En revanche, les transports en commun
d’enfants s’effectuent aujourd’hui dans
de très bonnes conditions de sécurité
: sur les 4,4 millions d’élèves transportés
deux fois par jour sur des distances moyennes de 10 kilomètres,
les victimes d’accidents (tués, blessés
graves et légers) ne représentent que 3,5
% des différentes victimes de moins de 18 ans. |
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| L'internat, une solution pour un autre rythme |
| Depuis quelques années, les pouvoirs publics
tentent de relancer un internat d’un autre type,
à finalités sociales et pédagogiques.
Ainsi, la circulaire ministérielle du 24 avril 2002
intitulée « Un internat pour la réussite
de l’élève » insiste sur le fait
que l’internat doit être « un atout déterminant
pour la réussite scolaire et l’intégration
sociale », à condition qu’il résulte
d’un choix déterminé
et serein. Il doit alors apparaître comme un besoin
en vue de l’amélioration de la scolarisation,
dans la mesure où il présente un cadre structurant,
démocratique, stimulant et mobilisateur, mais aussi
préventif et formateur, notamment sur le plan civique.
On imagine alors, que les temps de transports étant
supprimés et les temps veille/sommeil des internes
encadrés, les élèves auront la possibilité d’aménager
leur rythme de vie scolaire plus sereinement. |
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| La prévention, un combat partagé |
| L’Association Nationale pour
les Transports Educatifs de l’Enseignement Public (l’ANATEEP)
a pour objet l’amélioration de la qualité et
de la sécurité dans les transports collectifs
de jeunes ainsi que la défense de la gratuité dans
les transports scolaires. |
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| L’ANATEEP est reconnue
comme association complémentaire de l’enseignement
public. Chaque année, elle organise une campagne
nationale : en 2001,
« Prudent, pas par accident » cherchait
à mobiliser la collectivité en anticipation
à l’accident ; en 2002, la campagne
« Ton comportement, c’est ta sécurité
» avait pour finalité la promotion de
l’éducation à la sécurité
et à la citoyenneté. |
| En plus de la publication de la très intéressante
revue trimestrielle « Transports scolaires,
éducatifs et culturels », l’ANATEEP anime,
par l’intermédiaire de son bureau d’étude,
des stages de formation de conducteurs, d’accompagnateurs,
d’animateurs-transports au collège,
de techniciens « sécuritétransports
». Parallèlement, cette association
mène de nombreuses études sur les transports
de jeunes pour les Ministères, les Conseils
Généraux ou encore la Commission Européenne
et participe à
l’élaboration de guides. |
| En diffusant des supports pédagogiques
à destination des jeunes, l’ANATEEP rejoint
les actions de prévention de la MAE dans sa
volonté de faire prendre conscience aux enfants
comme aux adultes des dangers de leur environnement |
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| S.A.U n°112 - juin
2003 |
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